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« Nous allons tout faire pour ne pas décevoir les Casablancais, nous allons leur offrir une corniche qui soit à la hauteur de leurs ambitions. Pour cela nous avons prévu un budget de 100 millions de dirhams ».
« le principe qui nous guide est de ne pas obstruer la vue sur la mer tout en offrant le maximum d’espaces de promenade le long de cette corniche ».
« Nous réhabilitons la métropole ».
Mohamed Sajid, Maire de Casablanca
Maroc Hebdo, n° 803, du 1er août au 4 Septembre 2008, p. 28 à 30.
Le Maire de Casablanca semble être préoccupé par le bien-être de ses habitants, et souhaite rénover et réhabiliter le seul lieu d’agrément des casablancais, à savoir la corniche de Casablanca, qui est en travaux depuis plusieurs mois et qui d’après ses promesses aura des allures de croisette cannoise sous peu.
En attendant la joyeuse promenade des arabes confiée à un cabinet d’architectes et d’urbanistes, les casablancais sont en droit de se demander si le Maire a eu raison de brader l’esthétique de ladite corniche pour 3 millions* de dirhams?
Comme beaucoup le pensent ce panneau annoncerait un chantier prochain mais ce n’est pas le cas, il ne s’agit en fait que d’un banal panneau publicitaire qui reflète l’immense erreur stratégique du département de communication de la holding dubaïote… et du cabinet du Maire.
* Source officieuse mais très très fiable.
Depuis quelques semaines, Casablanca a vu sa population de parcmètres croître de façon exponentielle sous les auspices supposés, aussi paternels que discrets, du fils d’un haut fonctionnaire de la Blanche Cité. Sans preuve, je n’en dis pas plus, malgré mon envie de savoir et de faire savoir. Par contre j’affirme que ces parcmètres, au-delà d’être inefficaces puisqu’ils se contentent d’engraisser je ne sais qui, ne contribuent en rien à la résolution du problème véritable : le manque intolérable et infrastructurel de parkings.
De plus, l’installation de ces ‘’bandits manchots’’ m’attriste grandement car elle porte préjudice à une sympathique corporation pour laquelle j’ai une tendresse particulière : celle des gardiens de voitures. Galonnés et casqués à leurs frais, ils humanisent tant la gestion de l’incurie de nos édiles ! De plus, ils assument avec nos piécettes la charge de leurs familles et nous rendent mille menus services relevant de la convivialité et de l’urbanité : courses de proximité, renseignements divers, lavage de véhicules, messagerie, validation de rumeurs etc.
Comble de cocasserie, maintenant que les appareils à sous veulent les priver de leur pitance, leur justification première est d’alimenter ces derniers en introduisant entre leurs lèvres pincées notre bon argent et nous éviter des allers-retours incessants entre notre véhicule et notre lieu de travail ou autre …
Mais pour combien de temps encore?
L’abonnement mensuel couterait près de 400 dirhams, un luxe pour un salaire de cadre moyen.
En avril dernier, le tribunal administratif de Rabat aurait jugé illégale la pose des sabots et la mobilisation des véhicules. Mais encore une fois apparait la béance du manque d’associations de défense des consommateurs, car je ne jurerai pas que la loi permette cette ‘’main basse sur la ville’’.
Un emploi sur sept est lié à l’industrie automobile, en Europe ou tout est automatisé.
Le parc automobile casablancais atteindrait 600.000 véhicules, soit près d’un véhicule pour 9 habitants.
Alors, Messieurs les responsables de la capitale économique, à vos calculettes, à vos imaginations –if any- et inventez le futur au lieu de nous étouffer sous vos resucées lamentables quand bien même elles seraient des biberons pour certains d’entre vous !
L’une des conditions qu’a posé le consulat américain à sa réouverture était d’interdire la circulation automobile sur une grande partie du boulevard Moulay Youssef. Cette condition – ridicule- a été d’abord repoussée par les autorités avant de les voir plier face à l’intransigeance égoïste des américains.Le boulevard Moulay Youssef est l’une des plus belles artères casablancaises qui assure la liaison entre le centre ville et le boulevard d’Anfa, en le bloquant de la sorte, même partiellement (depuis la Place de l’Unité Africaine à la rue Moussa Bnou Noussair) le consulat américain lui donne des allures de bunker militaire.
Après la “gifle” reçue lors de sa fermeture, le Maroc a tendu l’autre joue…
IL m’a fallu deux jours pour cuver la nouvelle, cela fait 48 heures, et c’est maintenant que je réalise, pourtant c’était là dans un coin de ma tête, quelque chose de douloureux, comme “lorsque l’on ne sait pas où l’on a mal”, une douleur lancinante qui s’oublie quelques heures puis qui revient… Je m’en veux d’en avoir été presque blasée, d’avoir négligé cet évènement.
Par la suite, j’ai développé une théorie pour ne pas réfléchir, pour ne pas souffrir, j’ai refusé de me rendre à l’évidence et je me suis dit un moment que peut-être cet “attentat” a été monté de toutes pièces, qu’un local a été réquisitionné pour le faire “sauter” et qu’on nous a dit que le kamikaze était mort, pour nous faire peur… Une mise en scène qui me semblait facile à réaliser dans un petit cyber de Sidi Moumen.
La peur est un sentiment qui peut pousser les gens à réagir… A voter
La théorie du complot ne tient pas debout, inventée pour apaiser ma rage, mais j’ai vite repris mes esprits et réalisé que j’avais tort… ils sont là, ils sont parmi nous et nous veulent beaucoup de mal… Je l’ai dit il y a quelques années (cf. Article ci-dessous), je le crie aujourd’hui :

Casablanca est parsemée de dos d’âne et plus particulièrement depuis quelques mois.
J’ai une série de questions à ce sujet :
-Obéissent ils à un plan d’aménagement logique ? (j’en ai compté 7 dans la même rue tous les 80 mètres). Voir photo.
-A combien revient le dos d’âne à la ville ? (une source m’a avancé le chiffre de 8000 dirhams l’un, ce qui fait un sacré paquet d’argent au final).
-Comment s’est déroulé l’appel d’offres pour la réalisation de ces dos d’âne, était-ce dans la transparence ? Qui sont les différents soumissionnaires ? Qui a remporté ce marché juteux ?
-Est-ce que ces dos d’âne respectent des normes étudiées pour causer le moins de dommage possible aux véhicules ? (Une action en responsabilité contre l’état peut être envisagée suite aux dommages causés aux véhicules si un lien de causalité existe entre la pose de ces dos d’âne et les dommages engendrés).
Si vous avez des éléments de réponse ou d’autres questions, n’hésitez pas à les poster en commentaires.




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