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Comme un jus de fruit frais aux aspérités acidulées, Soha enchante et entraine, dans un rythme Jam/Pop/Afro-Cubain, son tourbillon emporte sur son passage, et ne peut laisser de glace…
L’album s’appelle “D’ici et d’ailleurs” et mes chansons préférées sont : Tourbillon Mil Pasos, Ma Mélancolie, Le Café Bleu, enfin tout l’album quoi!
A découvrir et faire découvrir!
Il y a quelques années encore, je ne comprenais pas pourquoi ce n’était pas une fête nationale, mais depuis que mon calendrier s’est arrêté il y a deux ans, j’oublie, jusqu’au moment où l’on me le rappelle (sur un wall Facebook! Merci les amis mais j’ai encore un téléphone en état de fonctionnement).
11 Raisons pour ne pas souffler mes bougies :
- Pour rester chez Môman (Mâm Tangui te salue et te remercie pour ton hospitalité)
- Pour ne pas payer de taxe d’habitation.
- Pour ne pas avoir à rentrer dans une cuisine et à faire fonctionner autre chose qu’un micro-ondes (Ave Picard, chez moi, tu as Veni, Vidi, Vici!)
- Pour continuer à dire des bêtises et mettre cela sur le compte de la jeunesse.
- Pour continuer à faire des bêtises et mettre cela sur le compte de la jeunesse.
- Pour paraitre crédible quand je fais ma bête auprès d’un garçon (suis-je vraiment crédible?)
- Pour continuer à dire “Pourqwââ?” quand je suis curieuse.
- Pour qu’on me dise encore “Alors c’est quand le bac?” quand j’ai une queue de cheval, des lunettes de vue, et un livre entre les mains. (j’avoue, j’avoue, ça fait bien 4 ans que je ne l’ai pas entendu!)
- Pour repousser encore le moment où je vais devoir refaire ma carte d’identité et remplacer “lycéenne” par une profession décente.
- Pour repousser le moment où les bougies couteront plus cher que le gâteau.
- Pour continuer à me moquer devant l’étal “Antirides” chez Marionnaud.
Le tombeau exhale un souffle empoisonné au même gout âcre qui m’est désormais familier. A tâtons, je retrouve mon chemin, et m’engouffre en dehors sans même regarder au dessus de mon épaule. Je pouvais y laisser une stèle “Ci-gît une déception”, mais un éléphant n’oublie jamais rien et mes défenses sont d’ivoire à chaque fois un peu plus clair.
Mes portes se referment, d’un mouvement gracieux, elles chassent le dernier souvenir de ce qui a été, s’imbriquent l’une dans l’autre dans une géométrie quasi-divine, et s’unissent dans un hermétisme à toute épreuve.
- “Et toi, es tu déçu ?” Lui dis-je, d’un regard teinté de lassitude.
- ” Bien rares sont les personnes qui peuvent me décevoir car je n’attends rien d’âme qui vive, sauf de mes enfants. Mes parents ne sont plus là et j’ai compris depuis leur départ que personne ne me doit rien, répondit-il, il était habitué à mes questions farfelues et il prenait ma folie au sérieux. Plutôt que de subir la déception, je pratique l’ignorance et le souverain mépris, c’est une attitude horriblement orgueilleuse et je m’en moque”
- “Mais comment arrives-tu à t’en moquer? Moi j’en veux et j’enterre en crissant des dents, et je me console avec cette phrase de Gury qui ne me sied plus désormais; la déception ne vient jamais des autres, elle n’est que le reflet de nos erreurs de jugement”.
- “La déception est un terme comptable et je ne veux de compte avec personne. Mon orgueil est tellement grand que je suis capable de pardonner indéfiniment, infiniment, puisque justement celui qui me trompe n’a fait que se tromper, et comble d’orgueil je suis certain que c’est toujours l’autre qui y perd”.
- “Je ne sais pas pardonner, alors?”
- “Par pardon, j’entends abandon des poursuites, retour à la situation antérieure. Tu comprends?” Mon sage me dévisageait désormais avec inquiétude, me voir vulnérable lui était insupportable.
- “Mais qu’est-ce que la déception alors?”
- ” Sont-ce mes principes rigoureux qui m’ont donné tant de déceptions et si peu de joies ? Ces principes, je les ai adoptés car ils étaient sensés m’apporter beaucoup : c’est probablement une promesse que fait le monde aux enfants, pour les inciter à être sages et bons. J’ai sans doute trop attendu, tout simplement. A bien y réfléchir, la seule chose qui ne déçoive jamais, et bien c’est la déception elle-même.
Il fallait apprendre et j’avais décidé de savoir : je ne croyais pourtant rien demander d’exceptionnel en m’élançant sur la voie de l’espérance pour exalter ma joie de vivre.
L’amour, tiens ! Pourquoi commence-t-il donc toujours par un éblouissement de l’âme et s’efface-t-il rapidement pour laisser place à la douleur de l’échec. Heureusement que ne m’étant pas promis de succès, la déception m’est supportable. Non, je n’ai aucune amertume, et j’ai même compris qu’ainsi, loin d’avoir perdu quoi que ce soit, j’ai mûri et repoussé loin de moi un peu de mon embarrassante naïveté.
Qui me connaît bien, doit savoir que jamais je n’accuserai personne de n’être que ce qu’il est et je vais de ce pas m’accuser de m’être trompé moi-même dans mon jugement. La déception est un grand maître en fin de compte. J’ai également compris que le voyage est lui-aussi un grand maître, qu’il ouvre l’esprit et forme la jeunesse. C’est sûr, je vais beaucoup voyager.”
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Je n’ai pas été très régulière, je l’ai souvent detesté et délaissé, mais je revenais invariablement lorsque quelque chose me prenait “aux tripes” et que je souhaitais partager, communiquer et communier.
Il fait partie de moi aujourd’hui, comme un pan de mon identité ou bien l’une de mes identités accrochée à la toile et vivotant au gré de mes envies d’écrire. Je n’arrive pas à le définir, il n’a aucune ligne éditoriale précise, aucun fil conducteur, il se veut le fourre-tout de ce qui déborde parfois de ma tête.
Il fête un an aujourd’hui dans mon indifférence générale, je l’ai oublié et je m’en retrouve confuse, comme lorsque l’on oublie l’anniversaire d’un proche.
Le Lady Zee se ressert une tranche d’âge, vous en reprendrez bien une petite part?
Notaire, Ecrivain et journaliste, Fatiha Boucetta est décédée brutalement. Je me joins à la douleur des siens pour signifier mon soutien et compatis à la peine de ses enfants Ahmed et Fahd Benchemsi.
Lire l’hommage rendu par AL BAYANE (18 Octobre 2007)

Si j’ai pris la décision de polluer cet espace d’une lettre destinée à Maroc Telecom c’est pour m’obliger à tenir la promesse que j’ai formulée à la fin de ce courrier, et c’est surtout pour susciter la réaction d’abonnés Maroc Telecom certainement mécontents des services de l’opérateur historique.
A quand une association de consommateurs ?
* * * * *
Messieurs,
IL m’a été donné dans ma vie de composer avec des incompétents mais jamais aucun d’entre eux ne m’a poussé à bout. Aujourd’hui, forte de ma colère, voire de ma rage, j’admets ma défaite face à l’adversité et je signe ma reddition au bataillon d’incapables que comptent vos services, et ce, quelque soit leur niveau de hiérarchie.
Les Faits

J’avais fini par perdre espoir et je m’étais fait une raison en me disant qu’après tout, si le PJD passe premier, cela va permettre aux partisans de les démystifier et de réaliser par eux même dans 4 ou 5 ans qu’ils n’ont pas de baguette magique et qu’ils ont été incompétents dans la gestion.
J’essayais de me persuader que rien n’allait changer, ni dans mon quotidien, ni dans celui de millions de femmes… et d’hommes.

Le 31 Août 2007 est pour la troisième année consécutive la journée mondiale des blogs, je m’y prends donc légèrement tard (j’ai la certitude que je dois être la dernière à rendre ma copie) mais je voulais vraiment participer.
“recommendations of 5 new Blogs, preferably Blogs that are different from their own culture, point of view and attitude” dit le site officiel ce qui signifie qu’il faut donc recommander 5 blogs qui offrent un point de vue, une attitude ou une culture différente du notre. Ce n’est donc pas forcément un Top 5 de mes blogs préférés.
LES LAUREATS

IL fallait bien que les vacances finissent et que le rêve s’achève me laissant chancelante à l’aéroport Mohamed V de Casablanca, vacillant entre le dégoût de la désorganisation ambiante et la nostalgie de mes dernières heures en Adriatique.
Le choc est brutal.
Me voici déjà alpaguée par les employés de l’aéroport m’accueillant avec des « tsss tsss » bien de chez nous alors que j’aimerais qu’ils m’ordonnent d’écraser ma cigarette. La flicaille feuillète mon passeport, reluque mes visas et tampons, et cherche une page de plus à violer en diagonale pour m’empêcher de la réutiliser.
Le second flic met du temps à rechercher ledit tampon, manœuvre dilatoire pour égrener ses familiarités me demandant si je ne lui ai rien ramené dans mes valises. Je vous passe les détails de l’attente des bagages, et de la sortie cahoteuse de l’aéroport.

De retour dans une quinzaine de jours, ou peut-être même bien
avant vu mon degré d’addiction! Au fait, comment dit-on cyber-café en croate?
Bonne vacances à tous!

by Fouad Maazouz
Fouad Maazouz est un photographe marocain talentueux que j’ai connu lorsque j’ai voulu participer à un concours photo de l’Union Européenne, nous étions quelques uns à vouloir représenter le Maroc, et c’est finalement lui qui a été sélectionné et qui au final, a remporté le premier prix. Je n’étais pas déçue du tout mais plutôt fière de son génie face à un concours de cette envergure. Depuis, grâce à sa newsletter, je suis régulièrement son oeuvre.
Je vous invite à aller admirer sa galerie, elle en vaut le détour :
Elle l’a annoncé par mail groupé à tous ses amis, Khadija Benslimane, dite Dadouje, ou “MaDadouje” est Championne du Maroc 2007 d’équitation!
Je souhaitais lui signifier publiquement toute ma joie et ma fierté, même si “cheval” pour moi est le nom d’une figure compliquée de step confirmé que j’ai mis des semaines à maîtriser. Ma copine ne s’en formalise pas, j’aime pas les chevaux mais elle m’aime quand même.
Encore une fois félicitations ma championne, en espérant que c’est le début d’une longue série…

J’ai repensé ce soir à L’ultimo bacio, ce film italien de Gabriele Muccino qui a reçu le prix du public du festival de Sundance en 2002 et qui a battu des records d’audience en Italie. Depuis,la bande-son ne me quitte plus, et je revois ce film avec autant de plaisir…
… J’ai eu ce soir l’envie de la partager ici.
Pour en savoir plus sur L’ultimo Bacio : Ce qu’en dit Allociné
Depuis quelques jours certains néophytes me demandent: “Mais c’est quoi Youtube??”, “A quoi ça sert?, et “Y a quoi dedans??”
En faisant la démonstration à mon cher géniteur qui ne connaissait pas et en cherchant à l’épater par le contenu riche et éclectique du site je lui ai trouvé, entre autres, les dimanches matins de mon enfance…
…Peut-être les vôtres aussi:
BEING TWENTY - SOMETHING
They call it the “Quarter-life Crisis” It is when you stop going along with
the crowd and start realizing that there are many things about yourself that
you didn’t know and may not like. You start feeling insecure and wonder
where you will be in a year or two, but then get scared because you barely
know where you are now.
You start realizing that people are selfish and that, maybe, those friends
that you thought you were so close to aren’t exactly the greatest people you
have ever met, and the people you have lost touch with are some of the most
important ones. What you don’t recognize is that they are realizing that
too, and aren’t really cold, catty, mean or insincere, but that they are as
confused as you.
You look at your job… and it is not even close to what you thought you
would be doing, or maybe you are looking for a job and realizing that you
are going to have to start at the bottom and that scares you. Your opinions
have gotten stronger. You see what others are doing and find yourself
judging more than usual because suddenly you realize that you have certain
boundaries in your life and are constantly adding things to your list of
what is acceptable and what isn’t. One minute, you are insecure and then the
next, secure. You laugh and cry with the greatest force of your life. You
feel alone and scared and confused.
Suddenly, change is the enemy and you try and cling on to the past with dear
life, but soon realize that the past is drifting further and further away,
and there is nothing to do but stay where you are or move forward.
You get your heart broken and wonder how someone you loved could do such
damage to you. Or you lie in bed and wonder why you can’t meet anyone decent
enough that you want to get to know better. Or maybe you love someone but
love someone else too and cannot figure out why you are doing this because
you know that you aren’t a bad person. One night stands and random hook ups
start to look cheap. Getting wasted and acting like an idiot starts to look
pathetic. You go through the same emotions and questions over and over, and
talk with your friends about the same topics because you cannot seem to make
a decision. You worry about loans, money, the future and making a life for
yourself…
and while winning the race would be great, right now you’d just like to be a
contender!
What you may not realize is that everyone reading this relates to it. We are
in our best of times and our worst of times, trying as hard as we can to
figure this whole thing out.
Casablanca vit, s’émeut et émeut. Malgré les évenements d’avril où quelques ignares du Coran ont profané notre Nation, la ville n’a pas changé, les habitants refusent de paniquer et les endroits ne désemplissent pas.
Toutefois, les citoyens ont peur. Cette peur de voir le Maroc prendre le virage glissant d’un état islamique dirigé par des radicaux. Cela semble si loin encore mais le temps est un leurre. 2007 c’est DABA.
Les terroristes qui ont frappé ne sont pas le bras armé de AL Quaida au Maroc, ce sont pour la plupart des fanatiques qui suivent le mouvement et qui ont aussi pour credo la vengeance sociale.
La faim crée le terrorisme.
Je ne suis donc pas si inquiète, ce n’est pas une mouvance tentaculaire préparant soigneusement des attaques, mais quelques personnes de milieux très pauvres qui confondent la faim qu’ils ressentent avec la foi qu’ils pensent servir.
Nous sommes avant tout des citoyens marocains, nous avons à ce titre des droits et des obligations envers notre pays.
Ne laissons pas l’échiquier politique être à la merci de notre laxisme.
Il suffit d’un vote.
Un seul vote pourrait faire flancher la balance et empêcher le PJD de passer.
Si vous êtes désintéressés de la chose publique, si la politique est un mot qui ne vous parle pas, et si comme moi le pluripartisme marocain vous déroute alors:
Faisons barrage au PJD et empêchons notre pays d’entrer dans une ère aux allures d’Iran.
Pour en savoir plus : http://www.2007daba.com/
Elle avait le teint diaphane violenté par deux points roses sur les joues en guise de maquillage. Ses grands yeux exprimaient cette stupeur constante des personnes surprises de tout ou offusquées d’un rien.
Elle me dit avoir 29 ans, un âge d’adulte, pourtant j’avais l’air bien plus blasée qu’elle, presque aigrie du haut de mes 5 ans de moins.Elle portait une robe ivoire tachetée de noir, ceinturée sous la poitrine, une robe années 50′ qui contrastait avec la nuée de shorts de la soirée… Une belle image d’Epinal.
Elle semblait à peine remarquer les “Autres”, ceux venus pour essayer de se distraire en s’imbibant d’alcool et de house… J’avais à ma portée la possibilité de faire une étude sociologique, que dis-je? plutôt une étude anthropologique tant cette espèce me semblait en voie de disparition.
Je voulais la faire parler pendant qu’elle réajustait son chignon impeccable, je souhaitais avoir la même vision des choses, connaître les tréfonds de sa pensée, lui emprunter ses yeux un instant, endosser son sourire naïf, et regarder le monde en monochrome : sa vie en rose.
Elle fait partie de ces êtres hybrides que l’expérience n’a pas érodé. Une princesse qui se meut dans la naphtaline confortable des certitudes, une princesse sans méfiance, sans défiance… Une demoiselle encore sous cellophane, qui n’essore la vie que pour en retirer la quintessence lyrique.Je fais l’éloge ici de sa naïveté surannée, cette crédulité qui protège des intempéries invisibles, cette ingénuité qui l’a rend invincible…
Très tôt je me suis imposée la lucidité comme moyen de survie; la “connaissance” pour mot d’ordre, la réflexion pour combat, j’ai mené des batailles inutiles, des guerres lasses avec moi-même pour me “rapprocher” d’un recul nécessaire à la compréhension, à la prise de conscience.
Cette prise de conscience et ses désillusions, cette fausse perspicacité qui ne laisse qu’un goût amer à ceux qui cherchent désésperamment à comprendre avec sagacité, ceux qui souhaitent trouver une explication à tout, ceux qui veulent identifier sans forcément s’identifier…
L’apanage des clairvoyants c’est l’obscurité dans laquelle ils se complaisent et contre laquelle ils se battent. La faculté des naïfs c’est de déambuler dans la vie comme des piétons, avec pour objectif le trottoir d’en face…
IL m’a fallu deux jours pour cuver la nouvelle, cela fait 48 heures, et c’est maintenant que je réalise, pourtant c’était là dans un coin de ma tête, quelque chose de douloureux, comme “lorsque l’on ne sait pas où l’on a mal”, une douleur lancinante qui s’oublie quelques heures puis qui revient… Je m’en veux d’en avoir été presque blasée, d’avoir négligé cet évènement.
Par la suite, j’ai développé une théorie pour ne pas réfléchir, pour ne pas souffrir, j’ai refusé de me rendre à l’évidence et je me suis dit un moment que peut-être cet “attentat” a été monté de toutes pièces, qu’un local a été réquisitionné pour le faire “sauter” et qu’on nous a dit que le kamikaze était mort, pour nous faire peur… Une mise en scène qui me semblait facile à réaliser dans un petit cyber de Sidi Moumen.
La peur est un sentiment qui peut pousser les gens à réagir… A voter
La théorie du complot ne tient pas debout, inventée pour apaiser ma rage, mais j’ai vite repris mes esprits et réalisé que j’avais tort… ils sont là, ils sont parmi nous et nous veulent beaucoup de mal… Je l’ai dit il y a quelques années (cf. Article ci-dessous), je le crie aujourd’hui :
On remonte les rideaux pour la première fois depuis des mois. Baignée dans l’obscurité depuis la fin de l’été, la maison prend des airs festifs et les rayons de soleil investissent chaque recoin du salon…
Au loin, à marée basse, la mer nargue les visiteurs du dimanche, il est encore trop tôt pour s’y baigner, mais l’appel des vagues en fait soupirer plus d’un, encore quelques mois à tenir, l’été arrive.
Je franchis la baie vitrée qui sépare la terrasse du salon dans un mouvement lent d’émotion, les yeux rivés sur l’horizon, la scène se déroule au ralenti : un temps de pose long pour en capturer la lumière et l’émotion…
Le petit vent de bord de mer me lèche mes bras nus en guise de bienvenue, il se battra toute la journée avec les rayons chauds du soleil de mars… Qui des deux s’occupera de moi ?
J’exécute comme un robot les gestes rituels d’une première journée à la plage, je sors les transats, les ajuste parallèlement les uns aux autres, les amis ne vont plus tarder à arriver…
Je profite de cette solitude feinte pour communiquer avec les éléments, la plage est déserte, presque nostalgique de la marée humaine d’un mois d’août, elle semble me dire d’enlever mes chaussures, de trop dans ce décor estival, et d’aller y courir, prendre un élan et faire la roue de mes douze ans. Je remets à plus tard mes projets d’acrobate, et m’installe confortablement cachée derrière mes grosses lunettes de soudeur… Les yeux fermés, mes autres sens sont exacerbés à l’infini. Le bruit des vagues dans un roulement d’écume et de sable impose un rythme sain et régulier à mon esprit embrumé de citadine stressée.
Cette litanie fait remonter des images, les tiroirs s’ouvrent à un à un, et les souvenirs deviennent plus précis, s’imbriquent les uns aux autres mais refusent de me livrer un ensemble cohérent et logique.
Antre d’anachronismes traitres, je ne sais plus lequel précède l’autre et j’ai abandonné l’idée d’ordonner mes fichiers, de partitionner mon disc dur…
Un flot d’images resurgissent de nulle part ; les petits déjeuners improvisés sur le sable en rentrant du Beach Club, à l’âge où l’on apprend à faire le mur en développant une technique efficace, marcher en apnée dans l’obscurité et enjamber la fenêtre en passant par la plage.
D’autres souvenirs plus vieux viennent bousculer l’ordre des choses ; une épuisette, un râteau, il faut vaincre ma phobie des
crabes : je les traque patiemment et les jette dans le sceau d’un mouvement brusque de conquérante, je fais onduler l’eau créant des remous pour assoir mon pouvoir de dictatrice sadique, leur rappelant à chaque geste que leur sort est scellé. Je m’en lasse, puis les enterre vivants dans le sable brûlant avec les yeux vifs d’un Torquemada… Un château de sable sera leur mausolée. Ce souvenir me fait sourire, il m’arrive encore d’être sadique… mais plus avec les crabes!
Les amis sont là… Je sors de ma torpeur presque soulagée, il n’est peut-être pas encore temps de me retrouver face à mes souvenirs…
Le poisson frais est acheté à même les barques de pêcheurs et les couples mariés se réjouissent du prix du poisson moins cher qu’en ville, quelqu’un a pensé au vin, l’autre au pain… Moi j’ai préparé le Canon, il est chargé et prêt à voler en rafale chacune des expressions de mes hôtes…
Il est aisé de s’épancher ici.
Traverser la frontière ténue entre le blog presque impersonnel au journal de bord.
A l’origine, voulu exutoire virtuel, ce lieu que je chéris prend, malgré moi, les apparences d’un banal blog au contenu anodin, parfois drôle, souvent inutile. Je repoussais jusque là l’emploi du “je” dans mes posts, par pudeur, par protection. Dans un pays où il est devenu difficile d’écrire une ligne sans se dévoiler ou risquer sa peau, me voilà frustrée de ne pas pouvoir y mettre ce que je veux, du fait politique au sentiment le plus intime.
Sentir d’être malgré tout muselée, bridée par une société où il ne fait pas forcément bon de dire ce que l’on pense, de clamer sa fidélité à ce que l’on est… Et cet indicible besoin de partager, ce désir d’offrir ce que je vois de ma petite brèche à moi.
Certains me demandent de bloguer encore et encore, d’écrire, de poster, de partager… l’envie n’en manque pas mais la crainte prend parfois le dessus, celle de sortir d’un anonymat confortable où il est facile de se vider.
Les blogueurs comprendront ce sentiment.
Mes proches s’inquiètent de ne plus m’y voir écrire souvent, certains y voient une bonne augure “si elle n’écrit plus beaucoup, c’est qu’elle va bien”, d’autres savent que si je ne m’y attarde plus, c’est que justement le malaise s’installe…
Flirter avec les limites de ce qui se dit, mettre le doigt là où ça fait mal, provoquer pour faire réagir, parfois même pour faire agir, ont toujours été des choses pour lesquelles je me suis battue, quelqu’en soit l’écho. Je réalise que mes limites ont changé, qu’il devient difficile de m’ouvrir, si ce n’est pour partager un évènement, une vidéo, une chanson, où une petite chronique légère.
L’objet de ce post? Montrer le sentiment de beaucoup de bloggeurs marocains, contraints de peser leurs mots…
Salvador de Bahia est la capitale de l etat de Bahia au Bresil, situe au Nord Est du pays, ville magique et chargee d histoire elle represente un creuset de civilisations melant habilement toute la magie de l Afrique noire des esclaves du siecle dernier, l exotisme des indiens des origines et le renouveau apporte par le colon portugais. Cette ville, bien que marquee par une pauvrete ahurissante se transforme chaque soir en mini carnaval ou les battements des tam tam cousins de nos gnaouas se melent aux sons plus locaux de la samba et de la lambada.
Iguacu est une reserve naturelle protegee par le gouvernement bresilien, elle est situee a la frontiere du Bresil, de l Argentine et du Paraguay… Cette foret tropicale immense est bordee par plusieurs cascades impressionnantes et contient plusieurs especes d animaux en liberte…

Tout ceci est grâce à vous….
Pour répondre à la fabuleuse iniative de beaucoup de blogeurs, j’ai decidé de prendre le relais avec un peu (beaucoup?) de retard et de tenter de répondre à la question suivante :
“Quelles sont les chansons qui vous font BOU-GER???”
Celle depuis toujours, celle du moment, celle qui donne chaud partout, celle qui déménage grave, celle à l’insu de son plein gré, et l’inavouable…
C’était une stratégie extrêmement planifiée.
Un rituel qui obéissait à des règles rigoureuses; dire bonjour, s’assoir poliment, répondre aux questions usuelles qui se ressemblaient toutes “En quelle classe es-tu?”, “Quelle est ta matière préférée?”, “As tu un N’amoureuuux??” et attendre patiemment que les adultes m’oublient, pour me racler la gorge et demander de ma voix la plus douce “Tonton est ce que je peux aller sur ton ordinateur?”.

Téléphone Maure
IL suffit de me le demander. Je suis un livre ouvert ; je mets à jour gratuitement et régulièrement, pas besoin de cliquer, il suffit de le formuler.
Je dis tout, je raconte tout sans rien omettre, ni ajouter, sans épicer ni rendre amer, sans en altérer la substance, ni la teneur…










Ils étaient là