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Pangea Day est un projet ayant pour but de renforcer la tolérance et la compassion tout en unissant des millions de personnes dans l’optique de construire un avenir meilleur et ce grâce à la puissance du cinéma. Dans un monde où les gens sont souvent séparés par des frontières et des conflits, il est facile de perdre de vue ce que nous avons tous en commun.

Le 10 mai 2008 le programme sera retransmis en direct à travers la planète via Internet, la télévision, les cinémas numériques et les téléphones portables.

Pangea est le nom du super-continent qui contenait toutes les masse terrestre de la planète avant la séparation des continents qui a commencé il y a plus de 250 millions d’années. Ce projet a été lancé avec la vision que les peuples du monde peuvent commencer à surmonter leurs divisions, et que le pouvoir du cinéma peut aider à rendre cela possible.
“Les films ne peuvent pas changer le monde, mais les gens qui peuvent les voir”.
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Trailer :
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Le Pangea Day est une opération mondiale d’appel à la production de films par quiconque désire participer à cet événement. Les organisateurs de la journée ont demandés aux gens du monde entier de créer des courts métrages qui font une incursion dans la vie, à propos de divers sujets universels.
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À la date limite des soumissions le 15 février 2008, l’organisation avait reçu 2 560 films en provenance de 105 pays. La documentariste et initiatrice de l’événement, Jehane Noujaim, ainsi qu’un jury composé de réalisateurs mondialement reconnus, sélectionneront les réalisateurs dont les films seront projetés simultanément dans le monde entier, intercalés de concert live et de discours activistes.
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Cet évènement est soutenu par de nombreux artistes du monde du cinéma et d’autres personnalités, dont Forest Whitaker, Gilberto Gil, Cameron Diaz, Rokia Traore, Robin Williams…
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A Casablanca la projection sera en simultanée à l’échelle planétaire au Centre Culturel Français à 18 heures.

The Rockets from Cape Town

Je n’ai pas résisté à la tentation de partager illico ma trouvaille de la nuit, les “Rockets”. Arrivés tout droit de Cape Town en Afrique du Sud, ce groupe de 7 personnes m’a littéralement soufflé. Nous étions tous d’accord sur un point : l’Amstrong n’avait rien ramené de mieux jusque là. Je ne sais pas pour combien de temps ils sont encore sur scène, alors n’attendez pas trop longtemps au risque de les rater. Vous m’en direz des nouvelles…

 

L’une des conditions qu’a posé le consulat américain à sa réouverture était d’interdire la circulation automobile sur une grande partie du boulevard Moulay Youssef. Cette condition - ridicule- a été d’abord repoussée par les autorités avant de les voir plier face à l’intransigeance égoïste des américains.Le boulevard Moulay Youssef est l’une des plus belles artères casablancaises qui assure la liaison entre le centre ville et le boulevard d’Anfa, en le bloquant de la sorte, même partiellement (depuis la Place de l’Unité Africaine à la rue Moussa Bnou Noussair) le consulat américain lui donne des allures de bunker militaire.

Après la “gifle” reçue lors de sa fermeture, le Maroc a tendu l’autre joue…

Casablanca vit, s’émeut et émeut. Malgré les évenements d’avril où quelques ignares du Coran ont profané notre Nation, la ville n’a pas changé, les habitants refusent de paniquer et les endroits ne désemplissent pas.

Toutefois, les citoyens ont peur. Cette peur de voir le Maroc prendre le virage glissant d’un état islamique dirigé par des radicaux. Cela semble si loin encore mais le temps est un leurre. 2007 c’est DABA.

Les terroristes qui ont frappé ne sont pas le bras armé de AL Quaida au Maroc, ce sont pour la plupart des fanatiques qui suivent le mouvement et qui ont aussi pour credo la vengeance sociale.

La faim crée le terrorisme.

Je ne suis donc pas si inquiète, ce n’est pas une mouvance tentaculaire préparant soigneusement des attaques, mais quelques personnes de milieux très pauvres qui confondent la faim qu’ils ressentent avec la foi qu’ils pensent servir.

Nous sommes avant tout des citoyens marocains, nous avons à ce titre des droits et des obligations envers notre pays.

Ne laissons pas l’échiquier politique être à la merci de notre laxisme.

Il suffit d’un vote.

Un seul vote pourrait faire flancher la balance et empêcher le PJD de passer.

Si vous êtes désintéressés de la chose publique, si la politique est un mot qui ne vous parle pas, et si comme moi le pluripartisme marocain vous déroute alors:

Faisons barrage au PJD et empêchons notre pays d’entrer dans une ère aux allures d’Iran.

Pour en savoir plus : http://www.2007daba.com/

IL m’a fallu deux jours pour cuver la nouvelle, cela fait 48 heures, et c’est maintenant que je réalise, pourtant c’était là dans un coin de ma tête, quelque chose de douloureux, comme “lorsque l’on ne sait pas où l’on a mal”, une douleur lancinante qui s’oublie quelques heures puis qui revient… Je m’en veux d’en avoir été presque blasée, d’avoir négligé cet évènement.

Par la suite, j’ai développé une théorie pour ne pas réfléchir, pour ne pas souffrir, j’ai refusé de me rendre à l’évidence et je me suis dit un moment que peut-être cet “attentat” a été monté de toutes pièces, qu’un local a été réquisitionné pour le faire “sauter” et qu’on nous a dit que le kamikaze était mort, pour nous faire peur… Une mise en scène qui me semblait facile à réaliser dans un petit cyber de Sidi Moumen.

La peur est un sentiment qui peut pousser les gens à réagir… A voter

La théorie du complot ne tient pas debout, inventée pour apaiser ma rage, mais j’ai vite repris mes esprits et réalisé que j’avais tort… ils sont là, ils sont parmi nous et nous veulent beaucoup de mal… Je l’ai dit il y a quelques années (cf. Article ci-dessous), je le crie aujourd’hui :

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dos dane

Casablanca est parsemée de dos d’âne et plus particulièrement depuis quelques mois.

J’ai une série de questions à ce sujet :

-Obéissent ils à un plan d’aménagement logique ? (j’en ai compté 7 dans la même rue tous les 80 mètres). Voir photo.

-A combien revient le dos d’âne à la ville ? (une source m’a avancé le chiffre de 8000 dirhams l’un, ce qui fait un sacré paquet d’argent au final).

-Comment s’est déroulé l’appel d’offres pour la réalisation de ces dos d’âne, était-ce dans la transparence ? Qui sont les différents soumissionnaires ? Qui a remporté ce marché juteux ?

-Est-ce que ces dos d’âne respectent des normes étudiées pour causer le moins de dommage possible aux véhicules ? (Une action en responsabilité contre l’état peut être envisagée suite aux dommages causés aux véhicules si un lien de causalité existe entre la pose de ces dos d’âne et les dommages engendrés).

Si vous avez des éléments de réponse ou d’autres questions, n’hésitez pas à les poster en commentaires.

Casablanca

CASABLANCA

Elle s’appelait Casablanca,

Et se nourrissait de lumière,

Elle Promettait la Dolce Vita,

Et rayonnait et était fière,

 

Elle accueillait tous les rêveurs,

Recherchant un monde meilleur,

Elle abritait dans ses artères,

Du génie et du mystère ;

 

Elle s’appelle Casablanca,

Et se sustente de misère,

Elle promet la vendetta,

Mais reste noble et reste fière,

 

Elle refuse de se livrer,

A ceux qui la jugeraient,

Elle provoque une attirance,

A certains qui, en transe,

Rendent hommage à sa mémoire,

Et qui continuent d’y croire.

 

Elle s’appellerait Casablanca,

Et s’alimenterait de rêves,

Elle promettrait la Dolce Vita,

Et enfin connaîtra la trêve.

LADY ZEE le 11/02/2006

Touche pas à mon pays Maroc

Jouant de mes mots pour déjouer mes maux depuis plusieurs années déjà, j’avais atteint le stade où il fallait peut-être arrêter de se sentir mal pour écrire bien. Transcender le besoin presque atavique de me mettre dans les pires états pour faire ressortir de moi le meilleur dans l’écriture. Jusque là, j’avais déjà tenu plusieurs journaux intimes que je gardais précieusement dans des disquettes (eh oui! on n’en parle plus mais ça a existé), ces mêmes disquettes au système immunitaire fragile et qui chopaient le moindre virus.
Puis le premier est arrivé.
Le premier article sorti dans la presse, sans même que je ne sois au courant. Le 17 mai 2003, le lendemain des attentats de Casablanca, fut pour moi une journée noire, comme pour beaucoup de mes concitoyens. L’impuissance et la rage me faisaient tourner en rond, cherchant en quoi je pouvais “aider”, faire quelque chose, me sentir utile. J’ai donc déposé des gerbes de fleurs blanches sur les marches de l’hôtel Safir après une fouille minutieuse jusqu’au pistil de chaque fleur par les forces de l’ordre présents en masse. Cet acte, quoique sans utilité, m’a à peine calmé quelques heures mais a ravit la presse étrangère.
Ce texte a été écrit dans la nuit (comme beaucoup de mes textes d’ailleurs), d’une traite. J’avais pour objectif de l’envoyer à mes quelques contacts internet et j’étais loin de me douter que ce petit texte allait faire l’objet d’un forwarding répété jusqu’à ce qu’il atterrisse à la rédaction de l’Economiste quelques jours plus tard, décidant de le publier, sans chercher à me demander mon avis. Dès le lendemain, en surfant sur internet, j’ai retrouvé ce même article reprit par la presse israélienne et turque, traduit en anglais, cité par la presse tunisienne et discuté dans des forums de discussion. Au commencement, il y eut donc cet article, écrit pour catalyser ma douleur, ma haine et mon incompréhension; en tentant humblement de mettre des mots simples sur la peine d’une nation entière.
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« J’ai vu la gangrène prendre forme »

Publié par le quotidien L’ECONOMISTE le 27 mai 2003

Les évènements terroristes qui ont frappé la ville de Casablanca le 16 mai 2003 ont fait place à une situation d’inquiétude mêlée d’effroi. Au lendemain de ces actes crapuleux, j’ai tenté de canaliser ma peur et mon désarroi par l’écriture.

Témoin d’une recrudescence inquiétante de barbes et de foulards au sein de ma faculté depuis déjà quelques années, j’ai souhaité par ce texte apporter un éclairage supplémentaire à la compréhension de ces actes. Mon objectif étant de susciter une prise de conscience collective.

En choisissant de poursuivre mes études au Maroc, j’ai découvert “l’autre Maroc”, celui que nous occultions au lycée, lorsque nous apprenions “nos ancêtres les Gaulois” et les étapes successives de la construction de l’Union européenne. Celui dont nous ne connaissons l’histoire qu’à travers les manuels démago-pédagogiques de nos bancs d’école.
Outre quelques notions de droit, ces années ici m’ont ouvert les yeux sur un pays en mal de reconnaissance par ses propres citoyens; nous l’aimons certes, mais nous nous sentons souvent impuissants face à ses problèmes qui ont toujours semblé insolubles.
Sommes-nous par ailleurs totalement hermétiques à tout élan de civisme, de patriotisme et de solidarité? condamnés à aimer notre pays sans le lui montrer? Le travail formidable de la société civile qui s’est exprimé ses dernières années prouve que l’on est capable de se mobiliser, d’agir et de faire réagir. A mon arrivée à
la Faculté de droit de Casablanca, les voiles étaient l’exception. Aujourd’hui, je suis l’exception. J’ai choisi de cultiver cette différence, mi-provocatrice, mi-naïve, persuadée que le voile était uniquement un effet de mode.
Les étudiantes autour de moi ont, une à une, commencé à le mettre du jour au lendemain sans aucun préalable spirituel. Je pose des questions, les interpelle, je recherche un semblant d’adoration divine qui justifierait de sacrifier ses cheveux. Je découvre, pour la plupart, soit des esprits malléables endoctrinés à souhait, sans conviction, soit craignant un père, un frère, le regard des voisins, les trajets en bus, soit enfin poussés par ce désir viscéral de trouver un époux qui les jugerait, au premier coup d’oeil, bien sous tous rapports.Contrairement à ce que l’on peut penser, elles ne renient nullement la langue française qu’elles maîtrisent pour la plupart parfaitement, et ne sont en outre ni stupides ni ignorantes. Elles ont enfin une réelle capacité d’apprentissage, le système éducatif marocain a d’ailleurs tout misé sur cette méthode, le bourrage de crânes et les programmes scolaires longs et fastidieux. Peu d’entre elles connaissent cependant les mots “critique”, “synthèse”, “argumentation”. Au-delà de cet aspect inesthétique, j’ai vu la gangrène prendre forme, grandir, grossir, émerger de la masse. J’ai vu l’obscurantisme ternir les murs de ma fac, celui-là même qui a éclaboussé de sang les murs des lieux qu’il a choisis de frapper.
J’ai vu des barbes pousser, des regards noircir, des costumes afghans et des pseudo-étudiants quadragénaires investir les lieux pour “prêcher la bonne parole”. En une poignée d’années, la faculté est devenue presque exclusivement un lieu de culte dans l’indifférence générale. La menace extrémiste commence souvent dans les milieux estudiantins, plus faciles à endoctriner. Je ne dis pas que j’ai assisté à la naissance de notre fléau mais je suis juste un témoin parmi tant d’autres de ce qui cause aujourd’hui notre souffrance.
Je les ai vus s’organiser, s’entraider, se développer, je les ai vus “tout sourire”, “mielleux”, “solidaires”, prônant la gentillesse et la bonne parole aux étudiants, fomentant leur transformation. Ils ont comblé l’absence de mon administration, incapable de renseigner ou d’assister un étudiant dans ses démarches , celle de ma défunte bibliothèque en proposant à des prix symboliques les photocopies d’ouvrages chaudement recommandés par nos enseignants mais introuvables ainsi que des annales des examens précédents. J’étais même la seule indignée lorsqu’il y a quelque temps, ils ont assiégé la cafétéria pendant un mois pour organiser des élections afin d’élire leurs chefs. Des photos de barbes à élire dans les locaux de ma fac!
En mars, j’ai découvert ma société civile, le contrepoids de mon univers estudiantin; certes, elle est encore hésitante, son champ d’action limité, mais le fruit de sa mobilisation est bien visible. Grâce à elle, notamment, d’innocents musiciens ont été libérés d’un satané engrenage. Là, j’ai vu la presse se mobiliser, les lycéens s’exprimer, les adultes s’indigner, j’ai vu les manifestations, les sit-in, les concerts de solidarité. J’ai découvert la notion de “citoyenneté” grâce à Satan!
C’est à cette même société civile que je m’adresse aujourd’hui, celle qui a libéré nos musiciens; elle a un rôle maintenant bien plus ample, bien plus difficile mais décisif. C’est notre liberté à tous qu’elle doit contribuer à défendre, notre intégrité physique et morale, l’avenir de nos enfants, celui de notre pays.
C’est ce même pays, hier symbole d’ouverture, de tolérance et de paix, qui panse aujourd’hui ses plaies, que ni le temps ni la volonté n’aideront à cicatriser. Meurtri dans sa chair et à jamais, le voilà maintenant redouté, parce que trahi. Devons-nous continuer à avancer telle la somme de nos aspirations individuelles sans considérer la dimension citoyenne qui nous anime, ou au contraire, ouvrir les yeux sur un objectif commun, bien plus noble, qui est l’intérêt de tous? Je suis convaincue que même le plus jeune d’entre nous, celui dont le rôle est le plus insignifiant dans le développement économique, social, culturel et politique, est apte à poser une brique pour reconstruire ce qui a été détruit.
Tâchons de cicatriser ensemble de ces images morbides, d’avoir la même voix et le même écho porteur d’un message de paix et de liberté pour nous tous. Libérons le Maroc du joug des extrémistes de tout bord, qu’ils soient colorés de politique ou entachés de violence, qui puisent leur force dans la misère et l’ignorance. Lavons notre pays de cette infamie et par là même, redonnons toute sa dignité à notre religion. Je ne voudrais pas avoir honte un jour de mon passeport vert et de ma foi, j’aimerais continuer à les aimer.
C’est notre droit le plus absolu et personne ne peut nous apprendre de quelle manière aimer et assumer nos convictions religieuses. Je n’ai fait que donner de belles théories et rappeler de tristes vérités, mes mots sont ceux de chacun d’entre nous, et auront peut-être servi à mettre l’accent sur les dangers de l’indifférence. Au-delà de la mission attendue de nos politiques, il est certain que d’aucuns doivent agir pour que le Maroc reste à jamais ce qu’il a toujours été, un pays de tolérance.

ZINEB LARAQUI - L’ECONOMISTE  le 27 mai 2003

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