Dans son édition électronique du 12 mars, l’Economiste tire la sonnette d’alarme sur le pillage que connaît le littoral marocain depuis plusieurs années déjà.
Le phénomène n’est pas nouveau et entraine de graves répercussions écologiques qui inquiètent depuis peu les autorités. Ainsi d’après l’Economiste une commission a été mise en place afin de rendre compte de l’état de nos plages et d’essayer de prévenir ce pillage.

De plus, le sable détourné serait utilisé principalement pour la fabrication du béton, et sa forte teneur en sels en fait du béton de mauvaise qualité, à l’origine de fissures dans les bâtiments.

A qui profite le crime?

Ce que L’Economiste ne dit pas, c’est l’ampleur économique de ce pillage, puisqu’il est extrêmement rentable de remplir à ras-bord quelques camions, en opérations ponctuelles et totalement illégales.

Aussi, au-delà des questions écologiques, il serait intéressant de se pencher sur l’origine de ces pillages, puisque les concessions pour les carrières de sables impliquent jusqu’au cou de nombreux gouverneurs qui n’ont pas hésité, de nombreuses années durant à en faire profiter leurs proches.

Je suggère que la commission créée devrait  aussi ouvrir une enquête sur les dix dernières années reprenant toutes les autorisations d’extraction de sable et les concessions consenties. je suis sure que les autorités seraient étonnés de voir des têtes jusque là irréprochables, impliquées dans ce pillage.