Je l’ai découverte dans une vidéo sur Youtube : Ruquier a reçu la visite d’une scintillante algérienne, détonnante, vraie, authentique, terriblement féminine, un brin virile. Son charme enchante et Ruquier déchante tandis qu’elle lui chante une chanson d’amour… Je ris, je suis donc séduite et conquise.

Et puisque le hasard n’existe pas…

Deux jours après je la croise à l’aéroport de Casablanca. Même fière allure de ces femmes affranchies qui portent le poids d’un pays à bout de cils. Je lui fais la bise, en fan qui ne sait encore presque rien de la Biyouna des Algériens. Elle sursaute, étonnée d’être reconnue au Maroc… Par une marocaine. La magie Youtube opère, sa notoriété a traversé nos (douloureuses) frontières.

Inconditionnellement je l’aime déjà, parce que “l’on ne couvre pas le soleil avec un tamis”, comme elle aime à dire, parce qu’elle est belle, vibrante, et forte. Biyouna est chanteuse et actrice, mais son plus beau rôle de composition est certainement son statut d’ambassadrice d’une Algérie qui se meu(r)t.

Elle était là pour présenter son dernier film à un public marocain, “Délice Paloma” de Nadir Moknèche où elle joue Madame Aldjéria, une comédie dramatique d’un jeune réalisateur que l’on compare déjà à Almodovar.

Délice Paloma :

- A l’Institut Français de Casablanca le 19 janvier à 18 heures.

- A l’Institut Français de Marrakech le 6 février à 19 heures.