hand and lips by bourson stephane

Comme un début de printemps où l’on espère renaître, comme des terres brûlées qui attendent un meilleur avril. Elle amorce ces mois de soleil avec sérénité, avançant à tâtons dans une clarté perverse.

Le précipice guette et sa gueule béante l’engloutira peut-être  sans qu’elle ne trouve d’issue. Du fond de son abîme tapissé de regrets, elle n’admettra jamais d’avoir déçu les siens.

Et la  grâce abyssale qui la réveillera de cette langueur sournoise, lui offrira – j’espère - le printemps qu’elle n’a jamais connu.