SATC

Sata In The City

Ou les déboires d’une marchandise avariée


24 ans chrono

24 ans. L’âge charnière. Celui où l’on se sent suffisamment jeune pour penser à se caser, et paradoxalement l’âge qui marque notre date de péremption.
En près d’un an, nous voici passées de cibles potentielles par nos congénères du sexe opposé au clan de demoiselles que l’on évite car étiquetées « mariables à tout prix ».Nos chères copines du même âge se marient les unes après les autres et l’on se plait à penser pour nous rassurer qu’elles ont fait un mariage d’affaires, car même nous qui sommes géniales, belles et intelligentes, nous ne trouvons pas chaussure à notre pied.
A croire que nous faisons fuir ces jeunes hommes, qui pour leur défense arguent d’un très célèbre « qu’est ce que je vais faire avec une fille de 24 à qui je dois faire des promesses rapidement, alors qu’une autre de 19 ans, n’attend pas grand-chose de moi ».

Théorie Makeynchésienne de la rareté
Les explications de la gent féminine au sujet du phénomène de rareté qui sévit de nos jours sont diverses et variées mais se rejoignent toutes.
Les hommes « biens sous tous rapports » (notion qui reste à définir) sont comme les extra-terrestres : on en parle beaucoup mais on n’en voit jamais. Ceux là préfèrent choisir une fille plus jeune pour la façonner à leur guise, l’éduquer selon leurs désirs et idéaux, et surtout les garder admiratives de ce qu’ils représentent.
De plus, il n’y a pas beaucoup d’hommes sur le marché, ils sont ou pris ou gays ou dans le meilleur des cas laids mais faudra faire avec.
D’ailleurs, nos exigences physiques d’il y a à peine quelques mois s’étiolent comme une peau de chagrin et nous voilà presque prêtes à accepter chauves et bedonnants pourvu qu’ils aient de la répartie, un brin de culture, et qu’ils aiment les vieilles. Mais même ceux-là semblent si difficiles à trouver, car au final tout le monde se connaît, du moins de vue. Si si !! Posez vous la question ; cela fait combien de temps que vous n’avez pas découvert de « nouvelles têtes », du frais, du neuf, comme lorsque nous étions plus jeunes et que chaque sortie était comme une pochette surprise ?Malheureusement, pour reprendre une expression célèbre des 24agénaires c’est « ljaffaf », la sécheresse, la famine, la disette, la crise… La demande étant supérieure à l’offre, cela génère une rude concurrence. Il m’a fallut tout ce temps pour comprendre pleinement un simple mécanisme économique.
C’est vrai qu’à 24 ans, avec un bac+4 minimum, quelques stages, et un premier emploi, nous devenons plus difficiles à impressionner, nos premiers objectifs se concrétisent et nous savons exactement ce que nous cherchons. Le jeune homme doit accepter le pack entier, déjà configuré et rompu d’expériences.
(Message perso : Si tu aimes National Geographic Channel, la cuisine italienne et Benabar tu m’intéresses ! prière de te manifester auprès de la rédaction qui fera suivre !).

Kama Sutra vs. Saint Valentin
Mes chères copines qui se reconnaîtront cherchent en même temps deux choses bien distinctes : l’amour ou l’affection (terme politiquement correct). Je n’ai pas honte de dire qu’en attendant de trouver le premier on aimerait bien bénéficier du second.Or, à notre âge, après s’être amusées plusieurs années durant à jouer avec le feu avec notre réputation, nous devons nous racheter un casier d’un blanc immaculé, alors dans ce cas pas question de dépasser les bornes des limites en s’affichant quelques jours avec untel et quelques mois avec le suivant. Nous nous devons de faire profil bas tout en ayant encore envie de s’amuser, de découvrir, de séduire et de plaire.
Il ne faut donc pas sous-estimer notre habileté à jongler entre les fameux deux visages de Janus : toi tu seras mon crunch d’un soir (voire plusieurs si tu maîtrises l’art de me montrer que tu ne me considères pas comme tel) et toi tu seras l’hypothétique éventuel et potentiel homme de ma vie.
La première catégorie (que celle qui n’a jamais pêché par gourmandise me jette la première pierre) est au final plus difficile à trouver, car en attendant de tomber amoureuse, on aimerait aussi pouvoir tomber en pâmoison de plaisir et assouvir quelques désirs.Pour cela, nous sommes aussi exigeantes que pour le reste, nous souhaiterions trouver l’homme, muet de préférence, au fort potentiel physique, qui ne nous prendra pas la tête mais nous prendra tout court. A ceux là nous aimerions toutes faire signer une clause de confidentialité, aux autres nous exigerons, et c’est un minimum, une clause de non-concurrence et d’exclusivité.

Au final chers messieurs, à partir de 24 ans nous ne sommes pas toutes obnubilées par le mariage, nous sommes prêtes à vous prendre en période d’essai sans attendre d’engagement de votre part et ce, en vous faisant bénéficier de tous les avantages d’un CDI.

Lire Satta II Reporter de Guerre.