
LA FAUNE
Offrir un lit au désespoir
Perdre la lueur et l’espoir
S’endormir de rage et de cris
Se lever de haine et d’ennui
Affronter l’âpre réalité
Donner le change en société
Sourire malsains et rires jaunes
Se faire adopter de la faune
Mentalités trop étriquées
D’une nation sans liberté
Entre le marteau et l’enclume
Entre la vague et l’écume
Nous étouffons pour la morale
Nous nous donnons tant de mal
Pour s’ajuster dans le moule
Préétabli de la foule
Et l’on désigne un paria
Qui ne respecte pas nos lois
Un libertain, un libertaire
Qui ne cherche pas à nous plaire
Une personne qui diffère
De tout le reste de notre terre
Accusons-le de tous les maux
Evitons d’entendre ces mots
Restons loin de cet intrus
Qui crie la vérité crue
D’une société qui se corrompt
Et d’une jeunesse qui se morfond.
Mars 2006

3 comments
Comments feed for this article
décembre 12, 2006 à 3:44
saâd
chapeau melon
pour te faire plaisir
le cousin de yassyass
mars 9, 2007 à 11:17
louzdegarra
Info officieuse : parait k’y a un concours de slam qui va être lancé sur ménara
juillet 21, 2007 à 4:26
Indira
Quel poème! me coupa le souffle; dommage qu’il soit caché dans les archives.