Vous n’avez certainement pas raté ce regard, désormais dans de nombreux 4 par 3 casablancais, et dans quasiment toutes nos revues et journaux depuis quelques semaines, nous forçant presque à nous poser cette question : Qui a bien pu financer une campagne pareille? Nos deux chaines nationales n’allant pas jusqu’à investir plusieurs des artères les plus courues de la ville pour une banale série de plus, bien que dite réalisée par le talentueux David Nutter.

Sans vouloir jouer au trouble-fête et gâcher la surprise concoctée par LG, Scarlet n’est autre que la toute nouvelle gamme de LCD de la marque qui a eu droit à un lancement à coup de grosse campagne marketing aux quatre coins du monde, et tant pis si le Maroc, est une fois de plus en retard de quelques jours.

J’applaudis l’idée de génie et la qualité du trailer où même le très sérieux Allociné s’est fait prendre :

Basée sur les principes du Buzz et du marketing viral sur internet cette campagne a commencé plusieurs mois plus tôt lorsque l’actrice jouant le rôle de Scarlet a fait la promotion de la série lors de la cérémonie des Bafta à Londres, ou durant les Oscars à Los Angeles. Quant au réalisateur, David Nutter, on lui doit entre autres “Les Sopranos”, “Nip Tuck”, “Urgences” et “X Files”.


Pangea Day est un projet ayant pour but de renforcer la tolérance et la compassion tout en unissant des millions de personnes dans l’optique de construire un avenir meilleur et ce grâce à la puissance du cinéma. Dans un monde où les gens sont souvent séparés par des frontières et des conflits, il est facile de perdre de vue ce que nous avons tous en commun.

Le 10 mai 2008 le programme sera retransmis en direct à travers la planète via Internet, la télévision, les cinémas numériques et les téléphones portables.

Pangea est le nom du super-continent qui contenait toutes les masse terrestre de la planète avant la séparation des continents qui a commencé il y a plus de 250 millions d’années. Ce projet a été lancé avec la vision que les peuples du monde peuvent commencer à surmonter leurs divisions, et que le pouvoir du cinéma peut aider à rendre cela possible.
“Les films ne peuvent pas changer le monde, mais les gens qui peuvent les voir”.
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Trailer :
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Le Pangea Day est une opération mondiale d’appel à la production de films par quiconque désire participer à cet événement. Les organisateurs de la journée ont demandés aux gens du monde entier de créer des courts métrages qui font une incursion dans la vie, à propos de divers sujets universels.
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À la date limite des soumissions le 15 février 2008, l’organisation avait reçu 2 560 films en provenance de 105 pays. La documentariste et initiatrice de l’événement, Jehane Noujaim, ainsi qu’un jury composé de réalisateurs mondialement reconnus, sélectionneront les réalisateurs dont les films seront projetés simultanément dans le monde entier, intercalés de concert live et de discours activistes.
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Cet évènement est soutenu par de nombreux artistes du monde du cinéma et d’autres personnalités, dont Forest Whitaker, Gilberto Gil, Cameron Diaz, Rokia Traore, Robin Williams…
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A Casablanca la projection sera en simultanée à l’échelle planétaire au Centre Culturel Français à 18 heures.

Qu’ils reposent en paix

Whatever Lola wants

Sortie au Maroc le 23 avril 2008

Synopsis:

Lola, 25 ans, vit à New York où elle travaille pour la poste en rêvant d’une carrière de danseuse. Youssef, son meilleur ami, est un jeune Egyptien gay installé à New York pour y vivre comme il l’entend. C’est par lui que Lola découvre l’histoire d’Ismahan, star de la danse orientale, véritable légende au Caire.
Dans le restaurant où Youssef travaille, Lola rencontre un autre Egyptien, Zack.
L’idylle tourne rapidement court quand Zack prend conscience des différences culturelles qui les séparent et rentre en Egypte. Sans réfléchir, Lola, aussi impulsive que naïve, décide immédiatement de le rejoindre.
Arrivée au Caire, déçue par l’accueil de la famille de Zack autant que par l’attitude du jeune homme, Lola se met en tête de retrouver la fascinante danseuse Ismahan.

Réalisé par Nabil Ayouch, avec Laura Ramsey, Assaad Bouab, Carmen Lebbos

Site officiel : http://whateverlolawants-lefilm.com

Bande-annonce en VOST

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A l’occasion de la sortie évènement de Whatever Lola Wants, la Cinémathèque de Tanger organise du 23 avril au 27 mai la première intégrale des films de Nabil Ayouch. Présentation.

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Le film Whatever Lola wants fait partie des “coups de coeur” du magazine français Première.

Happy Birthday Lady Zee

Il y a quelques années encore, je ne comprenais pas pourquoi ce n’était pas une fête nationale, mais depuis que mon calendrier s’est arrêté il y a deux ans, j’oublie, jusqu’au moment où l’on me le rappelle (sur un wall Facebook! Merci les amis mais j’ai encore un téléphone en état de fonctionnement).

11 Raisons pour ne pas souffler mes bougies :

  1. Pour rester chez Môman (Mâm Tangui te salue et te remercie pour ton hospitalité)
  2. Pour ne pas payer de taxe d’habitation.
  3. Pour ne pas avoir à rentrer dans une cuisine et à faire fonctionner autre chose qu’un micro-ondes (Ave Picard, chez moi, tu as Veni, Vidi, Vici!)
  4. Pour continuer à dire des bêtises et mettre cela sur le compte de la jeunesse.
  5. Pour continuer à faire des bêtises et mettre cela sur le compte de la jeunesse.
  6. Pour paraitre crédible quand je fais ma bête auprès d’un garçon (suis-je vraiment crédible?)
  7. Pour continuer à dire “Pourqwââ?” quand je suis curieuse.
  8. Pour qu’on me dise encore “Alors c’est quand le bac?” quand j’ai une queue de cheval, des lunettes de vue, et un livre entre les mains. (j’avoue, j’avoue, ça fait bien 4 ans que je ne l’ai pas entendu!)
  9. Pour repousser encore le moment où je vais devoir refaire ma carte d’identité et remplacer “lycéenne” par une profession décente.
  10. Pour repousser le moment où les bougies couteront plus cher que le gâteau.
  11. Pour continuer à me moquer devant l’étal “Antirides” chez Marionnaud.

Light in Uyuni, Bolivia, Florian Doche

Le tombeau exhale un souffle empoisonné au même gout âcre qui m’est désormais familier. A tâtons, je retrouve mon chemin, et m’engouffre en dehors sans même regarder au dessus de mon épaule. Je pouvais y laisser une stèle “Ci-gît une déception”, mais un éléphant n’oublie jamais rien et mes défenses sont d’ivoire à chaque fois un peu plus clair.

Mes portes se referment, d’un mouvement gracieux, elles chassent le dernier souvenir de ce qui a été, s’imbriquent l’une dans l’autre dans une géométrie quasi-divine, et s’unissent dans un hermétisme à toute épreuve.

- “Et toi, es tu déçu ?” Lui dis-je, d’un regard teinté de lassitude.

- ” Bien rares sont les personnes qui peuvent me décevoir car je n’attends rien d’âme qui vive, sauf de mes enfants. Mes parents ne sont plus là et j’ai compris depuis leur départ que personne ne me doit rien, répondit-il, il était habitué à mes questions farfelues et il prenait ma folie au sérieux. Plutôt que de subir la déception, je pratique l’ignorance et le souverain mépris, c’est une attitude horriblement orgueilleuse et je m’en moque”

- “Mais comment arrives-tu à t’en moquer? Moi j’en veux et j’enterre en crissant des dents, et je me console avec cette phrase de Gury qui ne me sied plus désormais; la déception ne vient jamais des autres, elle n’est que le reflet de nos erreurs de jugement”.

- “La déception est un terme comptable et je ne veux de compte avec personne. Mon orgueil est tellement grand que je suis capable de pardonner indéfiniment, infiniment, puisque justement celui qui me trompe n’a fait que se tromper, et comble d’orgueil je suis certain que c’est toujours l’autre qui y perd”.

- “Je ne sais pas pardonner, alors?”

- “Par pardon, j’entends abandon des poursuites, retour à la situation antérieure. Tu comprends?” Mon sage me dévisageait désormais avec inquiétude, me voir vulnérable lui était insupportable.

- “Mais qu’est-ce que la déception alors?”

- ” Sont-ce mes principes rigoureux qui m’ont donné tant de déceptions et si peu de joies ? Ces principes, je les ai adoptés car ils étaient sensés m’apporter beaucoup : c’est probablement une promesse que fait le monde aux enfants, pour les inciter à être sages et bons. J’ai sans doute trop attendu, tout simplement. A bien y réfléchir, la seule chose qui ne déçoive jamais, et bien c’est la déception elle-même.

Il fallait apprendre et j’avais décidé de savoir : je ne croyais pourtant rien demander d’exceptionnel en m’élançant sur la voie de l’espérance pour exalter ma joie de vivre.

L’amour, tiens ! Pourquoi commence-t-il donc toujours par un éblouissement de l’âme et s’efface-t-il rapidement pour laisser place à la douleur de l’échec. Heureusement que ne m’étant pas promis de succès, la déception m’est supportable. Non, je n’ai aucune amertume, et j’ai même compris qu’ainsi, loin d’avoir perdu quoi que ce soit, j’ai mûri et repoussé loin de moi un peu de mon embarrassante naïveté.

Qui me connaît bien, doit savoir que jamais je n’accuserai personne de n’être que ce qu’il est et je vais de ce pas m’accuser de m’être trompé moi-même dans mon jugement. La déception est un grand maître en fin de compte. J’ai également compris que le voyage est lui-aussi un grand maître, qu’il ouvre l’esprit et forme la jeunesse. C’est sûr, je vais beaucoup voyager.”

A mon Sage.

Site de l'office du tourisme marocain

Le nouveau portail de l’Office du Tourisme marocain, inauguré il y a moins d’un an est beau, ergonomique, convivial, accueillant et se décline en plusieurs langues…

… Encore faut-il qu’il fonctionne!

http://www.tourisme-marocain.com

Le site semble rencontrer des difficultés avec Safari et Mozilla, car il n’est compatible qu’avec Internet Explorer.

Ils ont dit 10 millions??!!

J’ai essayé de les prévenir par email sans aucune réponse de leur part…


Dans son édition électronique du 12 mars, l’Economiste tire la sonnette d’alarme sur le pillage que connaît le littoral marocain depuis plusieurs années déjà.
Le phénomène n’est pas nouveau et entraine de graves répercussions écologiques qui inquiètent depuis peu les autorités. Ainsi d’après l’Economiste une commission a été mise en place afin de rendre compte de l’état de nos plages et d’essayer de prévenir ce pillage.

De plus, le sable détourné serait utilisé principalement pour la fabrication du béton, et sa forte teneur en sels en fait du béton de mauvaise qualité, à l’origine de fissures dans les bâtiments.

A qui profite le crime?

Ce que L’Economiste ne dit pas, c’est l’ampleur économique de ce pillage, puisqu’il est extrêmement rentable de remplir à ras-bord quelques camions, en opérations ponctuelles et totalement illégales.

Aussi, au-delà des questions écologiques, il serait intéressant de se pencher sur l’origine de ces pillages, puisque les concessions pour les carrières de sables impliquent jusqu’au cou de nombreux gouverneurs qui n’ont pas hésité, de nombreuses années durant à en faire profiter leurs proches.

Je suggère que la commission créée devrait  aussi ouvrir une enquête sur les dix dernières années reprenant toutes les autorisations d’extraction de sable et les concessions consenties. je suis sure que les autorités seraient étonnés de voir des têtes jusque là irréprochables, impliquées dans ce pillage.
Lgouddame

♣♣

Les HOBA HOBA SPIRIT avancent avec leur temps et ont récemment lancé un site de téléchargement gratuit pour leur nouvel album Al Gouddam qui sera aussi présenté lors de 4 concerts au Théâtre Mohamed VI de Casablanca les 26, 27, 28 et 29 février (prix : 70dhs).

Télécharger Al Gouddam : http://www.hobahobaspirit2008.com

♣♣

J’ai toujours souhaité que mon pays soit premier quelque part. Quelque soit la distinction par laquelle il brillerait j’aurai souhaité que nous nous distinguions pour quelque chose. Nous sommes certes les premiers exportateurs de….. phosphate, mais le Maroc est aujourd’hui aussi le premier pays a avoir mis un de ses citoyens en prison à cause de Facebook. Je l’ai eu ma “distinction”.

Encore une fois nous avons réussi à nous faire remarquer pour les mauvaises choses.

Fouad aurait été torturé et la police lui aurait même demandé pourquoi “il a crée Facebook”, ça me rappelle le procès des 14 musiciens accusés de satanisme en 2004 et qui s’étaient entendu dire par le juge “Mais vous ne pouvez pas écouter Fatna bent el houcine, comme tout le monde?”

Les aberrations se suivent vulgarisant presque cette répression qui nous menace. En s’en prenant de cette façon à Fouad, qui aurait mérité plutôt un gros sermon, ils nous font réaliser que désormais une limite a été franchie.

La presse étrangère encense depuis plusieurs mois la blogoma marocaine rappelant que c’est un “espace de liberté” où il fait encore bon écrire ce que l’on pense. Désormais, nous sommes presque en droit de nous sentir aussi menacés.

Mes drapeaux sont en berne. Mon blog aujourd’hui rejoint ceux qui sont en grève pour Fouad Mourtada.

http://www.helpfouad.com/

Menara 115

Plusieurs sites, forums et blogs marocains reprennent ce sujet depuis quelques années déjà et de nombreux témoignages accablent Maroc Telecom d’une mauvaise gestion des noms de domaine en .ma

La première question serait : « Pourquoi Maroc Telecom a le monopole de la gestion du .ma ? »

L’ICANN, L’AFNIC et Maroc Telecom : Où est le rapport?

En principe, les noms de domaine nationaux sont alloués dans chaque pays par un organisme qui s’est vu accorder une délégation par l‘ICANN (responsable officiel pour la gestion des noms de domaine et l’assignation des adresses numériques depuis novembre 1999).

En France, l’AFNIC (Association française pour le Nommage internet en coopération) assume le rôle de gestionnaire de l’extension .fr et l’alloue selon des règles d’enregistrement souples et claires avec l’aide de prestataires internet conventionné par cet organisme.

Au Maroc, pour avoir un nom de domaine en « .ma » il faut respecter la charte du nommage en .ma et s’armer de beaucoup de patience.

Il est clairement établi que pour avoir un nom de domaine, il faut passer par les services Menara de Maroc Telecom qui, comme tout le monde le sait, sont loin de briller par leur performance.

Ainsi, et sans se poser la question de savoir pourquoi Maroc Telecom, qui n’est pas un organisme indépendant, aurait le monopole de la gestion des noms de domaine nationaux, on est obligé de trouver le moyen de les faire réagir rapidement.

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A la demande générale, je ressors des archives la cuvée 2007 et je re-poste pour l’occasion :

Lalla Zee Vs. Sidi Valentin

Jules m’en veut de ne pas être suffisamment romantique, il me reproche de préférer le rap East Coast à du Cabrel et les soirées 24 heures chrono aux dîners aux chandelles.

Cette année je me dois de l’être un petit chouia car la rédaction me demande une chronique sur la Saint Valentin, or le souci c’est que je ne l’ai jamais fêté et que jusque là j’étais anti conneries de ce genre.

Lorsque j’étais célibataire, le chéri du 14 février était un fidèle pot d’Oliveri nougat acheté pour fêter l’événement avec dignité. Or, depuis que je ne suis plus seule, et que Jules m’a réconcilié avec l’amour, les sentiments, et le reste de la terre, j’évite quand même le sujet avec délicatesse en priant Dieu pour qu’il m’épargne et oublie cette fête ridicule qui pour moi est synonyme de prise de tête caractérisée avec risque de rupture à la clé.

Cette année je joue le jeu, et décide fermement de me mettre dans la peau d’une fille normale (doublée d’une marocaine très portée sur les attentions) et lui annonce fièrement que je souhaite fêter la Saint Valentin.

Moi qui n’aime pas les roses rouges que je trouve nazes bien trop classiques, je ferai l’exception et je m’extasierai de joie devant la douzaine de fleurs qui vont faner dans un coin de ma chambre, je feindrai la surprise devant la boite de chocolats en forme de cœur remplie de coton, et j’essaierai de tenir tout un dîner en tête-à-tête sans pianoter frénétiquement sur mon clavier de téléphone pour envoyer des sms à mes copines célibataires, qui elles, ont la haine de passer cette soirée devant un épisode de Prison Break. Quoique à choisir, Wentworth Miller serait un bien beau cadeau de Saint Valentin, mais ça je ne crois pas que je peux le demander à Jules !

Cette année c’est décidé, je teste sur lui, nous testons la Saint Valentin, il est tellement surpris qu’il me demande ce que j’ai derrière la tête, parce que dit-il, si c’est pour un cadeau en particulier, autant lui dire tout de suite et éviter cette mascarade.

Je l’ai convaincu de ma bonne foi (en essayant de me convaincre aussi) et je lui ai donné le programme : cette année nous verserons totalement dans le cliché, fleurs, resto, billets doux et échange de cadeaux. Légèrement sceptique sur mes intentions et agacé de se retrouver encore une fois au milieu de mes expérimentations, Jules a fini par accepter ce nouveau caprice non sans me poser une dernière question : “ Mais y crois-tu réellement ? ”

Moi qui ai toujours fait un procès à cette fête que je juge jugeais bassement commerciale, inventée pour créer des embrouilles, je cherchais aujourd’hui les mots pour le convaincre que j’épousais désormais la religion de l’amour et son prophète Sidi Valentin.

J’enchaînais les arguments banals, lui assurant que j’étais totalement enjouée de sacrifier une soirée DVD pour fêter l’Amour en même temps que le monde entier, et que non, je ne croyais plus en la fameuse théorie pseudo scientifique de “ l’amour dure trois ans ”.

J’en ai même rajouté un peu en avançant que mon côté Glacius était un blindage en titane pour éviter de souffrir et que j’étais au fond l’être le plus romantique de la planète ; prête à effeuiller la marguerite, à graver nos initiales sur le tronc d’un arbre, et à rester assise plus de dix minutes devant un coucher de soleil en fredonnant “ On va s’aimer ” avec ma voix de casserole.

Après avoir passé la semaine à galérer sur le choix d’un resto romantique, au grand dam de mes copines romantiques endurcies qui m’assurent que c’est à mon homme de s’en occuper, je me suis penchée sur la question épineuse du cadeau.

Ce qui devait être un plaisir s’est transformé en corvée, il fallait trouver le présent idéal pour l’occasion sans pour autant tomber dans les traditionnelles chemises, cravates et autres banalités de circonstance.

Je savais que lui, de son côté, en personne très organisée, en était déjà à choisir la forme du nœud de l’emballage et qu’il avait encore une fois fait fort dans ce qui pourrait faire plaisir à une fille normale un soir de Saint Valentin. (J’aurai toutefois pu lui souffler que je serai ravie de recevoir un disque dur externe de 300Go qu’il peut trouver chez Said dial Joutia et qui me ferait en ce moment plus plaisir qu’un ensemble en dentelle La Perla rouge vif dont mes tiroirs débordent).

C’est J moins 2. Je n’ai encore rien fait pour ce foutu cadeau car j’ai encore une fois écouté trop de copines et leurs idées folles du moment : la romantique à l’extrême dont le cadeau idéal serait des boutons de manchette Cartier ou un porte-plume Mont Blanc et la célibattante qui trouve que j’ai perdu mon humour par le simple fait d’être en couple et qui me conseille vivement de le quitter car on a passé nos heures gratuites au téléphone à parler de mon Jules et de son cadeau.

C’est J moins 1. Quelle poisse cette histoire de cadeaux réciproques, on craint d’en faire trop de peur de gêner Msiou et on tremble de ne pas en faire assez et de se retrouver au restaurant en plein rituel d’échange de cadeaux à se maudire de la misérable cravate achetée entre midi et deux, tandis que Jules nous offre un week-end à Firenze.

Blache ! je vais tout annuler et lui proposer de passer chez notre dealer de DVD, Fouzi, qui se fera un plaisir de nous trouver le film à l’eau de rose dont personne ne veut.

Le Jour J, après le traditionnel repas où l’on s’est échangés des regards énamourés, des mots mielleux et des sourires langoureux, j’ouvre joyeuse le paquet La Perla dont je devinais le contenu : “  Oh un ensemble rouge en dentelle !” et mon Msiou jubile devant les tickets pour aller voir Ronaldinho, Puyol, Eto’o et Messi lors du prochain Barca/Real à Camp Nou le 11 mars.

Lire la joie et le bonheur dans les yeux de Jules… Ca n’a pas de prix avec Mastercard !

Lire les autres “Sata in the city”

WANA

Facebook propose des espaces publicitaires depuis plusieurs mois déjà. Ce site détermine en fonction de votre adresse IP  le pays dans lequel vous êtes et vous sert de la publicité faite par des annonceurs locaux.

Jusque là, au Maroc, nous avions droit timidement à quelques publicités étrangères  comme “perdez 6 kilos en 28 jours”, “faites vous un braclet personnalisé”, ou encore “Vous cherchez un cadeau de Saint Valentin?”.

C’était sans compter sur WANA, qui a eu la clairvoyance de cliquer sur le bouton en pied de page “Advertisers”, et de suivre les instructions de Facebook qui sont assez clairs et qui permettent un ciblage intelligent.

Il y a plusieurs mois, j’en ai parlé à une agence pour qu’elle puisse se lancer en proposant de la publicité sur facebook, il s’agissait juste de faire le relais entre l’annonceur marocain et le site. C’est resté au stade foetal (tant pis pour toi).

Entre-temps, Wana, le petit dernier des opérateurs téléphoniques nous prouve que pour lui c’est :

“Quand il veut, où il veut”.

Big Up!

 

Affiche sécurité routière france*

Il ne se passe plus une semaine sans que l’on n’apprenne par la presse étrangère qu’au Maroc c’est l’hécatombe. Le mot serait presque faible au vu des statistiques, près de 3622 morts en 2006, soit une moyenne d’une dizaine de victimes par jour. Autre moyen “moderne” de le constater, c’est de taper dans “Google Actualités”, la requête suivant “Accident de la route Maroc“, pour que le moteur de recherche se transforme en chronique nécrologique. De nombreuses instances internationales ont tenté d’aider le Maroc dans la mise en place d’un plan de prévention routière, mais j’estime que ces efforts restent vains.

Pour justifier ces chiffres, certains arguent de vides juridiques, ou de lois peu répressives, d’autres dénoncent l’état des routes et les infrastructures et enfin l’on pourrait aussi s’en prendre aux mentalités.

Au début de l’année 2006, certains panneaux publicitaires se transformaient en espace civique de sensibilisation, mais malheureusement ce genre d’actions ne s’inscrivent pas dans la durée et l’on ne les voit pas se renouveler régulièrement, de plus, les associations à l’origine de ces campagnes ne peuvent malheureusement pas se substituer aux parents ou aux enseignants, et bien que le message véhiculé soit clair, il demeure presque incompris.
D’autres considérations peuvent entrer en ligne de compte, car bien que le Maroc se soit doté ces dernières années de nouvelles autoroutes reliant les grandes métropoles, ces dernières demeurent “chères” pour l’usager moyen, qui préfère économiser 60 dirhams et prendre une route secondaire plus dangereuse pour se rendre de Casablanca à Marrakech.

Qu’en est-il des assassins du bitume, je nomme ici poids lourds et autres grands taxis qui sont à l’origine de bien de poussées d’adrénaline sur les routes et autoroutes? Ne pourrions-nous pas aménager pour les plus gros un trafic de nuit ou à des heures moins fréquentées? Et une révision quinquennale obligatoire avec risque de retrait d’agrément pour les taxis blancs? En tous cas, ce serait peut-être plus efficace qu’une Lady Zee accrochée à deux bras à son klaxon proférant des noms d’oiseau.

On nous rabâche les oreilles depuis plusieurs mois avec l’arrivée d’un nouveau code de la route prévoyant radars automatiques, permis à points, alcootest à tolérance 0 gramme et tout le toutim. Mais dans quel tiroir se trouve ce projet de code en ce moment même? Bien que, je m’entraîne depuis plusieurs mois déjà à ralentir sec à la vue du cyclope et que je ne parviens toujours pas à descendre sous la barre des 60 réglementaires, et qu’en plus de cela la vitesse est mon pêché mignon, je suis prête à fournir des efforts si ce nouveau code fait ses preuves.

Explications d’ordre juridiques, manque de sensibilisation, déficit en infrastructures et manque d’éducation, plusieurs raisons s’entrechoquent tandis que nous enregistrons des décès quotidiens.

A quand une véritable campagne de communication choc dont les images parleraient d’elles-mêmes, et des initiatives dans les écoles qui pourraient constituer un premier pas vers une éducation civique, qu’attend-t-on pour promulguer le nouveau code en gestation, et enfin, qu’attendons nous pour changer de conduite?

* Campagne de prévention routière en France, à défaut d’en trouver une marocaine sur le net.

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Le blog de Tequiladrenaline : Braises de comptoir